Eugène Louis Simon

Eugène Louis Simon

Résumé

Portrait de Eugène Louis Simon Eugène Louis Simon Trois semaines d'herborisations en Corse (1898)

Partout, autour de la ville, le long de la baie, des jardins luxueux, des pentes boisées, des maquis épais forment de la coquette cité corse le plus délicieux nid qu'on puisse rêver, ceint de robustes platanes ou de grands palmiers (Phœnix Canariensis) tout imprégné du parfum des cistes, des orangers et des acacias. Et pour contraster avec cette nature d'une exubérante richesse, les paysages sévères des montagnes, vêtues de leur éternelle brousse, s'étagent de l'autre côté du golfe, jusqu'aux cimes toujours blanches de neige du massif central.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Louis Simon Eugène Louis Simon Trois semaines d'herborisations en Corse (1898)

L'aube du lendemain nous trouva sur le pont, d'où l'on apercevait déjà la côte de Corse, comme une ligne épaisse de brouillard dominée vers le sud-est par les crètes neigeuses des hautes montagnes. La mer, à présent calmée, laissait glisser le navire sans un cahotement ; l'air tiède, sans un souffle de brise, s'embaumait, malgré la distance, de l'odeur pénétrante des cistes, du parfum des maquis ; nous nous sentions entrés comme par enchantement sous un climat différent, et dans une atmosphère nouvelle.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Louis Simon Eugène Louis Simon Trois semaines d'herborisations en Corse (1898)

Le châtaignier couvre en effet les pentes de ses montagnes et s'étend dans la partie centrale de l'île jusqu'à la limite de la région moyenne dont il est ici l'espèce caractéristique.
Autant la Balagne, le cap Corse sont riants, autant la Castagniccia semble pauvre et désolée; on n'y trouve plus les cultures vigoureuses de la vallée du Regino, mais des montagnes sauvages, des gorges tourmentées, de hauts pâturages, une nature plus âpre et plus saisissante.
Source : Gallica

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