Résumé

Docteur Reboulleau Essai de topographie médicale de la ville de Constantine (1867)

Les pêches perdent leur parfum et leurs vives couleurs ; les pommes et les poires deviennent dures et pierreuses. Tous ces fruits se décolorent et prennent des teintes sombres. Le raisin devient tellement sucré, qu'il n'est plus bon qu'à figurer au dessert. Le vin qui en provient est lourd, épais et d'une saveur peu agréable. Ce n'est pas à dire pour cela qu'à Constantine on ne mange pas de bons fruits, mais ce sont des fruits d'arbres jeunes, qui n'ont pas encore subi l'influence du climat.
Source : Gallica

Docteur Reboulleau Essai de topographie médicale de la ville de Constantine (1867)

Dans les villes maritimes, la saturation de l'air, combinée avec la chaleur atmosphérique, se traduit
par des phénomènes remarquables : les vêtements se pénètrent d'humidité ; les chaussures moisissent ; les objets de fer se rouillent dans les appartements ; les matières alimentaires se putréfient. En été, la peau se mouille d'une sueur abondante qui ne sèche pas ; la face, les mains, sont toujours ruisselantes : sans cesse il faut avoir le mouchoir à la main pour les essuyer. Rien de plus incommode que cet état de transpiration incessante. A Constantine, cet effet n'a pas lieu.
Source : Gallica

Docteur Reboulleau Essai de topographie médicale de la ville de Constantine (1867)

La perspective que présente Constantine est vaste, grande et imposante. Elle offre un caractère spécial qu'elle tient du climat et de la situation topographique du pays. Un instant la nature se pare de l'uniforme teinte de verdure, dont les céréales tapissent le sol dans de vastes étendues ; bientôt elle se couvre de. la nuance jaune et monotone de l'herbe desséchée et flétrie, quand les ardeurs du climat frappent de mort tout ce qui croit et végète.
Source : Gallica

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