Charles Alexandre Hippolyte Amable Bertrand

Résumé

Charles Alexandre Hippolyte Amable Bertrand Mémoire sur la topographie médicale du département du Puy-de-Dôme (1849)

Les habitants d'Auvergne, qui se distinguent par un tempérament bilieux ont une grande activité cérébrale., d'où résulte beaucoup d'énergie dans les idées, de pénétration dans la pensée et de développement de toutes les ressources de l'intelligence.
Ils allient la vivacité d'esprit aux sentiments d'indépendance , de despotisme ; les saillies d'une imagination ardente portées à la ruse , à la fourberie ;
ils cherchent à éblouir par l'éclat, à dominer par l'audace , à entraîner par la chaleur d'une vive éloquence , par le sublime du génie, sans en avoir toujours la profondeur et la solidité.
Source : Gallica

Charles Alexandre Hippolyte Amable Bertrand Mémoire sur la topographie médicale du département du Puy-de-Dôme (1849)

Pour elles comme pour celles de nos montagnes, leurs mœurs publiques et d'intérieur ou privées se dessinent, dans la plupart, par la mise en relief d'une morale civile où la bonté s'allie à la douceur, l'honneur à la loyauté, l'humilité de cœur à la fécondité en bonnes œuvres, et qui définit le devoir sans excuser la passion qui le règle par la conscience, les entraînements de l'équité, et non par les soudaines inspirations des emportements de l'esprit ; mais ces deux grands mobiles, le devoir et la conscience, semblent s'éteindre chaque jour parmi nos populations de la plaine.
Source : Gallica

Charles Alexandre Hippolyte Amable Bertrand Mémoire sur la topographie médicale du département du Puy-de-Dôme (1849)

Les premières de ces passions font germer des idées fortes, généreuses, pleines de courage et de grandeur d'âme en se trempant dans le caractère individuel dont elles reçoivent la fermeté, l'énergie, et dont elles prennent en quelque sorte la couleur au point que, suivant quelques philosophes, c'est du cœur que jaillissent les grandes pensées comme foyer de nos sentiments intérieurs, source féconde des passions qui nourrit le génie de sa sève et lui donne la vie.
Les secondes amaigrissent le corps, rendent rêveur, mélancolique; éteignent l'intelligence, l'ardeur, la fierté de génie
Source : Gallica

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