Résumé

Gustave La Vieuville Essai de psychologie japonaise la race des dieux (1908)

Ce qui paraît tout à fait évident, c'est que le Japonais ne peut se passer de beauté : tout ce qu'il touche, tout ce qui l'entoure, le revêt, lui sert d'outil, d'abri, de distraction, même de jouet, est ravissant, soigné, fini, délicatement approprié à son but et sobrement orné. Cela prouve d'une part qu'il a l'œil observateur et le goût fin avec une nature sensuelle, d'autre part qu'il est doué du sens des proporportions : un parfait artiste, moins l'idéal. L'art est partout, et rien n'est laid, rien n'est abandonné, repoussant, mal gracieux, disproportionné ni banal.
Source : Gallica

Gustave La Vieuville Essai de psychologie japonaise la race des dieux (1908)

Jusque vers sept ans, on lui laisse faire pour ainsi dire ce qu'il veut et on prend patience quand ce qu'il veut dérange ou encombre un peu. On prend un plaisir extrême à parer les tout-petits, à mener toute la petite famille aux fêtes, aux foires, à la mer, a la montagne. A acheter des jouets, des sucreries, à gâter en un mot le petit monde. Mais les enfants japonais n'ont jamais l'air d'enfants gâtés : ils ne sont ni bruyants, ni excités, ni insupportables. Est-ce la race des dieux qui est vraiment parfaite en naissant ?
Source : Gallica

Gustave La Vieuville Essai de psychologie japonaise la race des dieux (1908)

Le Japon n'est pas laid par la pluie : peut-être gagne-t-il quelque chose, comme certaines estampes, à être rayé entravers par les continuelles averses ; et la pluie tombe avec une continuité, une assurance, un air d'être chez elle et dans son droit, qui, s'il enlève toute espérance, porte à un acquiescement résigné. Ce serait un paradoxe très soutenable de baser les mœurs et le caractère des Japonais, leur art et leurs coutumes, en un mot le Japon tout entier, sur l'humidité de son climat.
Source : Gallica

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