Inazō Nitobe

Résumé

Inazō Nitobe Le Bushido : l'âme du Japon (1927)

Il a ses propres théories sur l'Univers et sur la vie. Il habite des châteaux aériens, et, sa nourriture, ce sont des paroles éthérées de sagesse. Dans ses yeux brille le feu de l'ambition ; son esprit est assoiffé de science. La pauvreté n'est pour lui qu'un stimulant qui l'éperonne ; les biens de ce monde ne sont à ses yeux que des entraves pour son caractère. Il est le dépositaire du loyalisme et du patriotisme. Il s'institue soi-même le gardien de l'honneur national. Avec toutes ses qualités
et ses défauts, il est le dernier vestige du Bushido.
Source : Gallica

Inazō Nitobe Le Bushido : l'âme du Japon (1927)

Plus d'un temple et plus d'une famille au Japon conservent un sabre comme objet d'adoration.
Même le plus commun des poignards est entouré de respect. Toute insulte à lui faite équivaut à un affront personnel. Malheur à celui qui négligemment enjambe une arme gisant à terre.
Un objet si précieux ne peut pas rester si longtemps sans tenter l'inspiration et la
virtuosité d'un artiste, ou sans éveiller la vanité de son possesseur, spécialement en temps de paix, quand il n'a pas à remplir d'autre rôle que la crosse d'un évêque ou le sceptre d'un roi.
Source : Gallica

Inazō Nitobe Le Bushido : l'âme du Japon (1927)

L'impassibilité est le courage au repos. C'est une manifestation statique de la valeur, comme les actes audacieux en sont la manifestation dynamique. Un homme vraiment brave garde toujours sa sérénité, il ne trahit jamais de surprise ; rien ne trouble son égalité d'âme. Dans la chaleur du combat, il reste froid ; au milieu des catastrophes, il conserve l'équilibre de son esprit.
Les tremblements de terre ne l'émeuvent pas ; il se rit des tempêtes. Nous admirons comme vraiment grand, celui qui, sous la menace d'un danger ou de la mort, garde la maîtrise de soi-même
Source : Gallica

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