François Marie Marchant de Beaumont, Manuel et itinéraire du curieux dans le cimetière du Père la Chaise
“ Leurs larmes sont essuyées ; dans le comble de la félicité, ils ne se ressouviennent plus du moment de leur tourment quand ils sont assurés de délices pures, immenses, éternelles. Cette douce pensée satisfait le cœur. Sans l’existence d’un Dieu ayant doué l’homme d’une âme immortelle, d’un Dieu vengeur du crime et rémunérateur de la vertu, qui serait assez osé pour soutenir l’aspect de la tombe où le néant s’apprêterait de le dévorer comme toute la race humaine ? mais par ce doux espoir la vie existe dans le sein de la tombe, le tombeau unit le ciel à la terre, le temps à l’éternité. ”
