Résumé

Alcide Treille A la mémoire de Émile-Albert Courbassier… (1868)

Dieu existe. Il a établi dans l'univers un ordre moral aussi régulier, aussi digne d'admiration que l'ordre physique de la nature. Devant
lui « tous les cheveux de nos têtes sont comptés»4, comme aussi nos joies et nos tribulations, nos sourires et nos larmes. Devant lui nul soupir ne se perd, nulle souffrance n'est sans compensation, car la vie de Famé ne s'arrête point avec les pulsations du cœur. C'est un fleuve sans fin, qui coule d'un monde à l'autre. Le dernier mot de l'homme n'est pas : « Mort», c'est : « Immortalité! »
Source : Gallica

Alcide Treille A la mémoire de Émile-Albert Courbassier… (1868)

Hé quoi, mes frères, un homme, un enfant s'élèverait à la grande idée de l'amour universel, de cette charité sans bornes et sans limites, qui porte à ne dédaigner personne, à ne mépriser personne, mais à contribuer au bonheur de tous ! Et Dieu qui a donné à l'homme l'esprit pour concevoir cette idée, et le cœur pour la mettre en pratique, Dieu ne la pratiquerait pas lui-même? Dieu ne nous aimerait pas, ne tiendrait nul compte de nos souffrances et de nos affections?
Source : Gallica

Alcide Treille A la mémoire de Émile-Albert Courbassier… (1868)

Et quand notre âme est déchirée, notre cœur brisé par ce désolant spectacle, nul rayon de lumière ne vient percer ces ténèbres, nulle force supérieure à la mort ne vien nous relever et nous consoler.
Sous quel autre aspect se présentent les choses, du moment que la religion nous a ouvert les yeux de l'esprit! Ce qui nous frappe alors, ce ne sont plus les formes passagères, c'est l'Etre immuable qui leur donne naissance, l'éternel foyer de toute vie et de tout mouvement.
Source : Gallica

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