Résumé

Adrien Basile Du rôle et de la nature de certaines sécrétions (1897)

Comment donc se fait l'absorption par la surface tégumentaire ? Par la même voie qui sert à l'excrétion tégumentaire ; c'est-à-dire par les épithéliums qui tapissent ou forment les glandes sébacées et surtout les glandes sudoripares.
C'est par ces dernières que s'échappe l'acide carbonique évacué par la peau.
La respiration cutanée ne débarrasse le sang que d'une quantité d'acide carbonique insuffisante pour empêcher l'asphyxie (1/38 de la quantité de CO- évacuée par le poumon) et elle ne saurait suppléer la respiration pulmonaire chez l'homme.
Source : Gallica

Adrien Basile Du rôle et de la nature de certaines sécrétions (1897)

A côté des fonctions de sécrétion sur lesquelles nous venons de nous étendre, il s'accomplit, par l'intermédiaire du poumon, une absorption d'oxygène qui constitue la partie essentielle de la respiration, et qui se fait par la voie pulmonaire ; la séparation de l'acide C02 du sang étant corrélative de l'absorption d'oxygène, on a cru ces deux fonctions liées si intimement que l'une était la conséquence immédiate de l'autre.
Les études physiologiques ont montré que le poumon n'est plus le lieu de production des combustions de l'organisme
Source : Gallica

Adrien Basile Du rôle et de la nature de certaines sécrétions (1897)

Ce qui le prouve, du reste, c'est que chez les serpents, dont l'urine est solide, il n'y a pour ainsi dire pas d'élimination d'eau ; aussi, ne boivent-ils guère et leur sang ne renouvelle pas son eau aussi rapidement que chez les mammifères.
Un fait d'ailleurs, qui permet de rapprocher la sécrétion cutanée du rôle joué par l'HO dans l'organisme et dans l'élimination des déchets organiques, c'est que la sudoriparité est pour ainsi dire nulle chez les serpents. « La peau de reptiles, à l'opposé de celle des amphibiens, est extraordinairsment pauvre en glandes. »
Source : Gallica

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