Auteur : Georges Goyau

Élements biographiques

Auteur : Georges Goyau Revue des Deux Mondes

Rome leur révélait, à eux, comme Chateaubriand le révélait aux Français, que le christianisme recelait, pour la création de l’œuvre d’art, un « génie » insoupçonné. Pour que ces surprises d’esthètes devinssent des secousses de consciences, pour que tôt ou tard ils fissent bénéficier l’Eglise romaine elle-même des hommages qu’ils rendaient à la beauté chrétienne enfin retrouvée, ce serait assez qu’une influence amicale s’exerçât, celle d’un Overbeck par exemple, ou celle d’un Zacharias Werner.
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Auteur : Georges Goyau Revue des Deux Mondes

Au XXe siècle, ce sont les ennemis du royaume de Bohême qui ont à leur tour arboré la devise : Los von Rom ! Et ils ajoutent : Los von Prag ! Le même cri de révolte religieuse qui jadis, s’essayant sur des lèvres tchèques, accompagna l’expulsion des Allemands, est aujourd’hui poussé par des lèvres allemandes et prépare le refoulement des Tchèques. Les mots ont leurs caprices, comme les hommes ont les leurs ; la sérénité romaine survit aux uns et aux autres et continue de planer, immuable, par-dessus ces peuples qui ne lui cherchent querelle que pour se mieux gourmer entre eux.
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Auteur : Georges Goyau Revue des Deux Mondes

L’accident, tel quel et quand même, demeure pour l’Eglise catholique d’Autriche un symptôme et une leçon.
Montalembert, passant à Prague en 1833, écrivait à Lamennais : « Le catholicisme est tombé, en Bohême, dans un sommeil de mort : prêtres, moines, fidèles, tous dorment, sans se douter de ce qui se passe au dehors et de ce qui s’agite au sein même de la société où ils vivent [4] . » On ne se relève pas en un jour d’un sommeil de mort ; et l’Eglise de Bohême mérite cet éloge d’y avoir tâché, et d’y avoir en parti réussi.
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