M. O. d’Haussonville

Élements biographiques

M. O. d’Haussonville Revue des Deux Mondes

Loin de nous la pensée qu’il n’y eût que de l’égoïsme dans cette manière de voir de Louis XVIII. Pour ce descendant d’une race habituée à se confondre involontairement depuis des siècles avec l’état, ce qui regardait le souverain touchait à l’honneur de la nation elle-même.
Personne ne connaissait mieux que M. de Talleyrand le caractère et les dispositions du roi Louis XVIII. Il n’ignorait pas qu’il avait petite part dans ses bonnes grâces, qu’il lui avait autant déplu que l’empereur Alexandre, et à peu près par les mêmes raisons.
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M. O. d’Haussonville Deux épisodes diplomatiques

Dans la situation où sont les esprits, dans l’état de fièvre où est l’Europe, dans l’anxiété et la lassitude où est la France, la prévoyance doit tout embrasser ; elle n’est que de la sagesse... Est-ce ma faute si je suis le seul qui tient ce langage de dévouement à votre majesté, si ceux qui vous entourent et qui pensent comme moi, craignant de lui déplaire et voulant la ménager, n’osent lui répéter ce qu’il est de mon devoir de lui dire ? Quelle gloire, quel avantage peut-il avoir pour moi à prêcher, à signer même cette paix, si toutefois on parvient même à la faire ?
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M. O. d’Haussonville Revue des Deux Mondes

Jamais ville en Europe n’avait à la fois hébergé tant de souverains. C’était un pêle-mêle d’empereurs, de rois et d’altesses couronnées. Toujours actif, de plus en plus pénétré de la grandeur de son rôle, tout plein encore des applaudissemens qu’au printemps il était allé provoquer chez ses alliés d’Angleterre et des ovations que lui avaient décernées ses sujets de Saint-Pétersbourg et de Varsovie, l’empereur Alexandre avait fait à Vienne, le 25 septembre, une sorte d’entrée triomphale, traînant après lui, comme à la remorque, son ami désormais inséparable, le roi Guillaume de Prusse.
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