Albert Sorel,
La Prusse et les deux empires
“ C’était le résultat fatal du système excessif de Napoléon. La monarchie prussienne était discréditée, il lui fit une auréole de martyre ; l’état prussien se désorganisait, il le régénéra ; l’aristocratie s’était corrompue dans le repos et le plaisir, il la força de rentrer en elle-même et de lutter pour l’existence ; la Prusse était un corps sans âme, il lui en rendit une ; l’Allemagne n’avait pas le sentiment de la patrie, il le lui donna. Sa politique imprévoyante et hautaine ne réussit qu’à préparer Waterloo pour lui-même, Sedan pour son neveu. ”
