Résumé

Paul Pader Nécessité de l'alliance franco-russe (1888)

Le czar, plus éclairé, plus loyal et plus fier, est à une hauteur inaccessible aux fourberies allemandes. Pour se rendre compte des sentiments qui animent la véritable Russie qu'il représente et qu'il aime, il n'a qu'à se préoccuper de sa diplomatie spontanée se traduisant par l'envoi d'une Bratina au général Saussier; il n'a qu'à écouter la grande voix de cent millions de sujets fidèles ne se lassant pas de répéter : « L'Allemand est notre ennemi! » — Oui, l'Allemand est l'ennemi naturel du Slave qu'il a toujours opprimé.
Source : Gallica

Paul Pader Nécessité de l'alliance franco-russe (1888)

Ces deux hommes en qui s'incarne l'Allemagne sentent venir fatalement l'heure où ils n'auront plus ni assez de millions ni assez d'hommes pour arrêter le soulèvement universel produit par l'insécurité et la ruine auxquelles ils condamnent l'Europe.
A tout prix,, il faut que l'équilibre européen, si gravement compromis par la Prusse, soit rétabli. Il faut que le monde soit délivré du despotisme militaire qui pèse sur lui. L'union de la Russie et de la France peut seule produire ce résultat en terrassant le colosse germanique.
Source : Gallica

Paul Pader Nécessité de l'alliance franco-russe (1888)

Avec l'étonnante audace qui fait sa force et l'incomparable puissance de mensonge qu'il appelle de l'honnête bonhomie allemande, il s'efforcera de prouver aux Russes qu'ils n'ont rien à craindre de l'Allemagne et qu'ils peuvent tout espérer de son amitié. Pour détourner l'attention du czar des dangers qui nous menacent, pour le désintéresser des événements dont l'Europe occidentale peut être le théâtre dans un avenir prochain, il lui offrira son concours dans les Balkans, où il sacrifiera l'Autriche, et, s'il le faut, en Asie, où il sacrifiera l'Angleterre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature