Résumé

Ministère des Affaires étrangères… (1863)

En un mot, la France et l'Angleterre, pour prix de tant et de si douloureux sacrifices déjà faits et qu'elles continuent de faire à la cause de l'indépendance et de la sécurité de l'Europe, ont certainement le droit de vouloir qu'une question qui s'y trouve si essentiellement liée soit ramenée à une solution plus conforme à ces graves intérêts, et, je pourrais ajouter, plus conforme aussi à ceux de la Russie, qui verrait ainsi disparaître pour elle une cause incessante de troubles et de fâcheuses complications.
Source : Gallica

Ministère des Affaires étrangères… (1863)

Rien, à nos yeux, ne saurait mieux répondre à cette pensée que le rétablissement de stipulations européennes regardées, en 1815, par toutes les Puissances, comme indispensables pour limiter les immenses avantages que l'annexion du Royaume de Pologne assurait à la Russie. Au reste, c'est aux événements qu'il appartient en cela de décider si ce qui est juste et désirable est également possible, et la conduite que nous pouvons avoir à tenir à cet égard demeure nécessairement subordonnée aux circonstances. Nous l'avons toujours compris ainsi.
Source : Gallica

Ministère des Affaires étrangères… (1863)

Depuis l'avènement de l'empereur Alexandre, de grands progrès se sont accomplis en Russie. Nous avons été les premiers à y applaudir et à rendre hommage à une politique libérale. Tout ce qui engageait davantage cette Puissance dans les voies de la civilisation moderne la rapprochait de la France et resserrait les liens des deux pays. Nous nous plaisions également à espérer que, pour la Pologne comme pour la Russie, le nouveau règne serait un règne réparateur.
Source : Gallica

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