Kiva

Élements biographiques

Kiva,  En Algérie, souvenirs (1894)

“ Les Arabes, dressés sur leurs étriers, font le rïech, mouvement qui consiste à prendre le pan de son burnous et à l'agiter d'arrière en avant, ce qui signifie ralliement, véritable télégraphie qui se transmet au loin et est comprise dans tout le désert.
Nos chasseurs arrivent, mourant de soif. Jusqu'au djebel bou Krachba, il n'y a pas une goutte d'eau : c'est le pays de la soif, le bled el ateuch. Les chevaux, souillés de sueur, secouent leurs harnachements, ceux des caïds, tout brodés d'or et de soie aux vives couleurs, sont magnifiques.
”
Source : Gallica

Kiva,  En Algérie, souvenirs (1894)

“ C'est un couple de gazelles (rozlan) qui fuit à l'horizon serré de près par les lévriers (slag) . Le slougi est un chien magnifique et les Arabes le traitent comme un animal noble. Sa vitesse est grande et le lièvre ne peut l'éviter que grâce à des crochets ; malheureusement, il n'a point de nez et ne chasse qu'à vue.
Les cavaliers, lancés à fond de train, poussent des hourras, déchargent leurs armes et disparaissent derrière les mouvements du terrain. C'est une furia inouïe qui les emporte serrés les uns contre les autres au milieu de la poussière et de la fumée.
”
Source : Gallica

Kiva,  En Algérie, souvenirs : Géryville (1892)

“ Le vent souffle en tempête et couvre d'une nappe de sable l'oasis. Beaucoup de chaleur en été, de grands froids en hiver, du vent en toute saison, telle est, nous dit un officier, la température normale. La ville ne mérite guère le nom d'El-Biod (la Blanche) sous lequel la désignent les indigènes. Les maisons, bâties en briques de terre séchées au soleil, ne sont point blanchies à la chaux.
Le dernier dénombrement indiquait 1,021 maisons; ce chiffre, qui parait exagéré, est admissible lorsqu'on constate que certaines maisons arabes sont de véritables gourbis ayant à peine 2 mètres carrés.
”
Source : Gallica

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