Claude de Rarécourt de la Vallée Pimodan

Élements biographiques

Claude de Rarécourt de la Vallée Pimodan Oran, Tlemcen, Sud-Oranais (1899-1900… (1902)

Lorsqu'on va d'Oran à Tlemcen, d'abord un grand ennui saisit le coeur. Toute la contrée paraît laide sans horreur, triste sans mélancolie, monotone sans calme reposant.
L'impression est surtout mauvaise, si l'on fait le voyage aux derniers jours de l'été. Alors, la jolie ville de Sidi-bel-Abbès, les villages nouveaux, entourés d'arbres et de vastes vignobles, mais encore très clairsemés, font l'effet d'oasis, indices du désert prochain.
Source : Gallica

Claude de Rarécourt de la Vallée Pimodan Oran, Tlemcen, Sud-Oranais (1899-1900… (1903)

Parmi eux, on distingue tous les types divers de l'Afrique septentrionale : Arabes au front fuyant, aux yeux noirs, au nez busqué ; Kabyles aux yeux bleus et aux cheveux roux ; Maures des villes à la peau blanche ; nègres et sang-mêlés, qui semblent des statues de bronze recouvertes d'une patine sombre et brillante. De même que les chasseurs, les tirailleurs sont joyeux, mais surtout d'aller en avant, de voir des pays nouveaux. Ils vivent au jour le jour comme de grands enfants ayant pris des corps et des passions d'hommes, tandis que leurs âmes restaient puériles.
Source : Gallica

Claude de Rarécourt de la Vallée Pimodan Oran, Tlemcen, Sud-Oranais (1899-1900… (1902)

Chaque coup de pioche donné dans le sous-sol de l'antique cité, tout sillonné d'égouts en ruines devenus des puisards, fait fuir dans l'atmosphère des puanteurs nouvelles. L'ordure arabe envahit tout, s'étale partout, débordante, contagieuse, irréductible, inéluctable. Il semble que l'élément indigène regagne peu à peu le terrain d'abord perdu. De même que le mendiant se venge de la richesse du passant avare et superbe en lui lançant une vermine, les Arabes se vengent de notre pouvoir, en nous polluant de leur saleté.
Source : Gallica

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