Résumé

Joséphine Colomb Petites nouvelles, par Madame Colomb… (1931)

Il y a dans la vie des moments où, sans qu'on sache pourquoi, sans qu'on les ait appelés, les souvenirs ensevelis depuis longtemps dans la mémoire se réveillent tout à coup et semblent revivre. Madame Hermond, dans sa rêverie, assistait à la résurrection de son passé. Elle se vit, huit ans auparavant, entrant, parée du bouquet d'oranger, dans la maison de son mari, tout heureuse et toute fière de porter le nom de l'homme de bien, du médecin dévoué et courageux, du savant estimé et respecté qui l'avait choisie pour réjouir sa vie laborieuse.
Source : Gallica

Joséphine Colomb Petites nouvelles, par Madame Colomb… (1931)

Jusque-là, mes amis, je ne pourrai me décider à profiter du don d'Allah! »
Ainsi parla Mesrour.
« Mon petit-fils bégaye, je veux l'entendre parler; l'enfant de ma fille se roule à terre, je rêve de la voir courir dans les prairies. Comme j'ai vu grandir mes enfants, je veux voir grandir mes petits-enfants !
Quand on est père, on ne demande qu'à vieillir, et l'on serait bien fâché d'arrêter sa vie. » Ainsi parla Noureddin.
Un vieillard sortit d'entre les cyprès. — Me reconnaissez-vous? dit-il.
— Hassan le derviche !
Source : Gallica

Joséphine Colomb Petites nouvelles, par Madame Colomb… (1931)

Le maître de Sturm vient un matin le visiter dans sa niche. Pendant qu'il le caresse, arrive le valet d'écurie.
« Monsieur, dit-il, on amène le nouveau chien de garde.
— Très bien, Jean! Nous allons l'installer tout de suite. Otez la chaîne de Sturm. Pauvre Sturm ! tu en as assez de ce métier-là? Nous allons retourner à la chasse ensemble, cela te plaira mieux, n'est-ce pas? »
Sturm est délivré; il saute de joie, et dans un langage expressif il raconte à son maître combien la liberté lui semble douce. Les moineaux, rangés sur la gouttière, le regardent et causent entre eux.
Source : Gallica

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