Joséphine Colomb

Résumé

Joséphine Colomb Pieter Vandael (1883)

« Qui est là? » demande une voix encore endormie, mais nullement effrayée; car à Dyveck il n'y a que de bonnes gens, et il n'est pas rare qu'on vienne réveiller dame Vandael, qui est une femme d'expérience, pour l'emmener près d'un malade. « Mère, ouvre- moi; c'est moi, c'est ton Pieter! » répond le marin d'une voix que l'émotion fait trembler. Il entend à l'intérieur un cri de joie, et presque aussitôt la porte s'ouvre, et dame Vandael, vêtue à la hâte d'un jupon de droguet rayé, ses cheveux gris sortant en désordre de sa coiffe de nuit, se jette au cou de son fils.
Source : Gallica

Joséphine Colomb Pieter Vandael (1883)

En restant à Charleville, il ne serait jamais maître, puisque son patron avait des fils du même métier que lui.
Pieter était parti, croyant que c'était pour son bonheur. Hélas! comme les choses de ce monde sont trompeuses! A Dunkerque, il avait fait la connaissance de Marie Verlingen, une orpheline, bonne et jolie, que tout le monde aimait; oui, tout le monde! et la preuve, c'est que dame Vandael, venue à Dunkerque tout exprès pour la voir, dame Vandael, portée comme toutes les mères à ne trouver aucune femme digne de son fils, s'était mise tout de suite à l'adorer. Pauvre dame Vandael!
Source : Gallica

Joséphine Colomb Pieter Vandael (1883)

Le Flamand et sa mère s'étaient vite fait des amis; les bonnes femmes de Kerantrech plaignaient ce pauvre homme resté veuf avec un enfant si jeune; car, pour tout le monde, Marie était la fille de Pieter. Au chantier aussi sa complaisance et sa bonne humeur l'avaient fait aimer de ses camarades, et il n'eût tenu qu'à lui de passer tous ses dimanches en joyeuse compagnie. Mais jamais il n'entrait au cabaret; il aimait bien mieux offrir son bras à dame Vandael, pimpante sous sa cape noire et sa coiffe blanche, et la mener promener.
Source : Gallica

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