Joséphine Colomb, Pieter Vandael (1883)
“ « Qui est là? » demande une voix encore endormie, mais nullement effrayée; car à Dyveck il n'y a que de bonnes gens, et il n'est pas rare qu'on vienne réveiller dame Vandael, qui est une femme d'expérience, pour l'emmener près d'un malade. « Mère, ouvre- moi; c'est moi, c'est ton Pieter! » répond le marin d'une voix que l'émotion fait trembler. Il entend à l'intérieur un cri de joie, et presque aussitôt la porte s'ouvre, et dame Vandael, vêtue à la hâte d'un jupon de droguet rayé, ses cheveux gris sortant en désordre de sa coiffe de nuit, se jette au cou de son fils. ”
