Giosuè Carducci

Giosuè Carducci

Résumé

Portrait de Giosuè Carducci Giosuè Carducci Odes barbares (1888)

Coule sous les feux roses du soir, coule, Adda aux flots azurés : Lydia vogue sur le fleuve tranquille et l'Amour inonde les airs d'ambroisie.
A travers de gras pâturages, sous les rayons du soleil d'or, tu descends pour t'aller mêler à l'Eridan; infatigable, l'astre du jour se précipite sous l'horizon.
0 soleil, ô limpide Adda, l'âme derrière vous vogue à travers un Elysée. Où les nôtres, ô Lydia, et notre réciproque amour iront-ils bien se perdre ?
Source : Gallica

Portrait de Giosuè Carducci Giosuè Carducci Odes barbares (1888)

Dans le clair ciel d'hiver surgit la sombre Bologne hérissée de clochers, et la montagne qui la domine est couverte d'une neige éclatante.
C'est l'heure calme où le soleil couchant dit adieu aux tours ainsi qu'à ton église, ô saint Pétrone !
Aux tours dont l'aile de tant de siècles effleura les créneaux, comme de ton magnifique temple elle effleura le faîte solitaire.
Le ciel brille d'un froid éclat de diamant, et comme un voile d'argent l'air glacé s'étend —
Sur le forum, puis, en s'évaporant, remonte léger autour des sombres édifices qu'éleva le bras robuste des aïeux.
Source : Gallica

Portrait de Giosuè Carducci Giosuè Carducci Odes barbares (1888)

Car c'est par toi que je suis citoyen d'Italie, et par toi que je suis poète, ô mère des Peuples qui donnas ton esprit au monde et fis participer l'Italie à ta gloire.
Maintenant, cette Italie dont tu fis une nation d'hommes libres, revient à toi; ses enfants, le regard fixé sur tes yeux d'aigle, s'embrassent sur ton sein.
Et de la fatale colline, à travers le Forum silencieux, tu tends, toi, tes bras marmoréens à la fille libératrice en lui montrant les colonnes et les arcs
Source : Gallica

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