Léon Barracand

Résumé

Léon Barracand Ode à Lamartine

Mais qu’importe le nom parmi ces noms célèbres !
Il songeait à tous ceux qu’il avait vus mourir,
Et de ces visions qui rayaient les ténèbres,
Toutes rouvraient des pleurs qui n’avaient pu tarir.
Qui donc a blasphémé le génie et la gloire ?
Qui donc a dit des morts que les plus regrettés
Voyaient s’éteindre en nous leur deuil et leur mémoire
Sitôt que dans nos vers nous les avions chantés ?
Ah ! périssent les arts, si c’est là leur office !
Meure la poésie et son culte enchanteur,
Si des oublis de l’âme elle se fait complice !
Source : Wikisource

Léon Barracand Ode à Lamartine

Aussi, comme la mer qui vient battre la grève,
Sans cesse sur ses bords poussant de nouveaux flots,
L’écho de ta douleur se répète sans trêve ;
Les sanglots dans tes vers succèdent aux sanglots.
Tu n’as pas varié ton immense poème.
Plus d’un t’eût surpassé, plus habile ouvrier.
Quand ta lyre vibrait, c’était ton âme même
Que tu laissais gémir, soupirer et prier.
III
Certes !
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature