Émile Blémont,
Pour les inondés : stances
“ Tandis que le flot lent monte à leurs bras tordus. L’espace éteint les voix, les sanglots, les cris rauques, Et le mugissement du bétail effaré Se mêle au caverneux roulement des flots glauques, D’où semble s’élever un long Miserere. Troupeaux, bergers et chiens, moribonds et cadavres, S’en vont à la dérive au milieu des débris. Nul secours, nul espoir, pas d’îlots, pas de havres ! L’espace éteint les voix, les sanglots et les cris. ”
