Résumé

Portrait de Émile Blémont Émile Blémont Pour les inondés : stances

Tandis que le flot lent monte à leurs bras tordus.
L’espace éteint les voix, les sanglots, les cris rauques,
Et le mugissement du bétail effaré
Se mêle au caverneux roulement des flots glauques,
D’où semble s’élever un long Miserere.
Troupeaux, bergers et chiens, moribonds et cadavres,
S’en vont à la dérive au milieu des débris.
Nul secours, nul espoir, pas d’îlots, pas de havres !
L’espace éteint les voix, les sanglots et les cris.
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Portrait de Émile Blémont Émile Blémont Pour les inondés : stances

Riches, la charité rend saintes les richesses ;
Pauvres, il faut prêter à ceux qui n’ont plus rien :
Travailleurs et soldats, bourgeoises et duchesses,
Unissez l’or joyeux au cuivre faubourien.
Donnez, mères, donnez pour tant de mères veuves ;
Donnez, enfants, pour tant de petits orphelins
Agenouillés en pleurs le long des larges fleuves,
Dont les flots des débris de leur bonheur sont pleins !
Donnez ! en vous privant de voluptés légères,
Vous rendrez à l’espoir bien des cœurs généreux ;
Donnez ! nulles douleurs ne nous sont étrangères.
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