Georges Gourdon

Résumé

Georges Gourdon Revue des Deux Mondes

Puise d’un cœur ému ses chants dans la nature
Et peut, sans la troubler, charmer une âme pure
En y versant l’amour du Beau.
LA SOURCE
Cachée au fond des bois, loin des pas indiscrets,
Elle chante, ignorée, et son murmure frais
Seul au silence la révèle ;
Des fleurs et de la mousse entourent son flot pur,
Et limpide, elle brille ainsi qu’un œil d’azur
Dès que vient la saison nouvelle.
Lorsqu’un soleil de feu courbe les épis lourds
Et que, dans l’air brûlant, vibrent les alentours,
Les oiseaux du Ciel y vont boire
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Georges Gourdon Revue des Deux Mondes

Avec ses flots d’azur, ses fleurs, son ciel charmant
Dont le cœur à jamais garde l’enchantement,
Comme dans un miroir y brille la Provence.
Créateur sans rival qui n’as rien imité,
Un idéal sublime a jailli de ton âme,
O Maître ! et dans ce jour la France entière acclame
Mistral entré vivant dans l’immortalité !
Source : Wikisource

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