Georges Gourdon, Revue des Deux Mondes
“ Puise d’un cœur ému ses chants dans la nature Et peut, sans la troubler, charmer une âme pure En y versant l’amour du Beau. LA SOURCE Cachée au fond des bois, loin des pas indiscrets, Elle chante, ignorée, et son murmure frais Seul au silence la révèle ; Des fleurs et de la mousse entourent son flot pur, Et limpide, elle brille ainsi qu’un œil d’azur Dès que vient la saison nouvelle. Lorsqu’un soleil de feu courbe les épis lourds Et que, dans l’air brûlant, vibrent les alentours, Les oiseaux du Ciel y vont boire ”
