Georges Gourdon

Élements biographiques

Georges Gourdon,  Les pervenches (Édition elzévirienne… (1879)

“ A l'heure des adieux, à l'heure de l'extase, Quand elle m'accordait un suprême baiser, Que n'ai-je de bonheur vu mon cœur se briser Comme on voit le trop-plein faire éclater le vase !
Sous les grands marronniers odorants et touffus Qui longent sa maison, oh ! quand la reverrai-je ?
Déjà deux fois les bois ont blanchi sous la neige.
Mais pour moi les printemps ne sont point revenus.
Comme une veuve en pleurs assise sur la grève Suit la voile qui part en emportant son cœur, J'attends, loin du pays cloué par le malheur, Et de plus en plus loin je vois s'enfuir mon rêve.
”
Source : Gallica

Georges Gourdon,  Les pervenches (Édition elzévirienne… (1879)

“ Ses cheveux à son front de neige Font comme une auréole d'cr.
Par sa paupière tendre et rose Son œil de pervenche est fermé, Un souffle doux et parfumé Sort de sa bouche demi-close !.
Or, parfum, rose, neige, azur, L'enfant est une fleur, bien sûr !
Mais voilà l'enfant qui s'éveille Et qui s'ébat joyeusement.
Comme il gazouille, c'est merveille !
Tenez! il va parler, vraiment!
Tout couvert de blanches dentelles, Il voit sa mère, ô doux Jésus!
Et ses deux petits bras tendus, Ses bras ressemblent à des ailes.
L'enfant qui dort dans le berceau Est-il fleur ou petit oiseau?
”
Source : Gallica

Georges Gourdon,  Revue des Deux Mondes

“ Puise d’un cœur ému ses chants dans la nature
Et peut, sans la troubler, charmer une âme pure
En y versant l’amour du Beau.
LA SOURCE
Cachée au fond des bois, loin des pas indiscrets,
Elle chante, ignorée, et son murmure frais
Seul au silence la révèle ;
Des fleurs et de la mousse entourent son flot pur,
Et limpide, elle brille ainsi qu’un œil d’azur
Dès que vient la saison nouvelle.
Lorsqu’un soleil de feu courbe les épis lourds
Et que, dans l’air brûlant, vibrent les alentours,
Les oiseaux du Ciel y vont boire
”
Source : Wikisource

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