Évariste Boulay-Paty

Évariste Boulay-Paty

Résumé

Portrait de Évariste Boulay-Paty Évariste Boulay-Paty La Chute des empires

Reine de l’univers, ta couronne flétrie
De ton front dans les temps par débris s’en ira !
Paris, tes beaux palais, tes tours au front superbe
Tomberont ! Le poète, en les voyant sous l’herbe,
Un jour, seul ici gémira.
Ainsi tout ici-bas grandit, tombe et s’efface ;
Ainsi l’œuvre de l’homme offre à peine une trace
Que dévorent bientôt la ronce et le chardon ;
Les générations tour à tour se succèdent,
Comme les flots des mers ou les feuilles qui cèdent
Sous le souffle de l’aquilon.
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Portrait de Évariste Boulay-Paty Évariste Boulay-Paty La Chute des empires

La foule, à flots pressés, ne bat plus vos portiques ;
Le soir n’amène plus la danse et les concerts :
L’astre rêveur des nuits seul alors vous visite,
Et le chacal sauvage, exempt de crainte, habite
Vos palais muets et déserts.
Dieu, ceignant l’univers de son regard immense,
Voit, comme ces châteaux qu’aime à bâtir l’enfance,
S’élever des cités les orgueilleux palais ;
Il regarde en pitié leur fragile structure,
Il souffle, et, balayant leur frêle architecture,
Les fait disparaître à jamais.
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