Évariste Boulay-Paty,
La Chute des empires
“ Reine de l’univers, ta couronne flétrie De ton front dans les temps par débris s’en ira ! Paris, tes beaux palais, tes tours au front superbe Tomberont ! Le poète, en les voyant sous l’herbe, Un jour, seul ici gémira. Ainsi tout ici-bas grandit, tombe et s’efface ; Ainsi l’œuvre de l’homme offre à peine une trace Que dévorent bientôt la ronce et le chardon ; Les générations tour à tour se succèdent, Comme les flots des mers ou les feuilles qui cèdent Sous le souffle de l’aquilon. ”
