Résumé

Portrait de Stuart Merrill Stuart Merrill,  Petits Poèmes d’Automne

“ Où nous marchions seuls, les yeux dans les yeux.
Entends-tu là-bas, comme des adieux,
Les cloches des morts sonner la vigile ?
Le soleil n’est plus, ô sœur puérile,
Mais n’ayons pas peur de l’ombre en les cieux ;
Nous saurons trouver, après les aïeux,
La bonne maison d’accueil et d’asile,
Celle de ta croix où Dieu promet l’or,
La myrrhe et l’encens et tout sou trésor
Aux pauvres amants frappant à sa porte.
Prie un peu pourtant pour le péché d’hier,
Et donne la main si faible et si forte :
Voici venir l’heure où l’on voit, moins clair.
”
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Portrait de Stuart Merrill Stuart Merrill,  Petits Poèmes d’Automne

“ Où venait se mirer le Plaisir
Sous son masque usé comme le monde.
Du bleu des monts où naît le matin
Cent bateaux dont la poupe se bombe
Se laissent voguer, lourds de butin,
Vers la mer où le soleil succombe.
Mon âme amante des nénufars
Voit passer devant elle la flotte
Brave de clairons et d’étendards
Sans ouïr l’appel du roi-pilote.
C’est demain le réveil en la mer
Pour ceux-là qui descendent le fleuve.
— Ecoute les cloches de l’hiver,
Qui sonnent pour les autres l’épreuve.
”
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