Résumé

Portrait de Henri Bouchot Henri Bouchot Les deux cents incunables xylographiques du département des estampes… (1903)

Disons de plus que le fond de l'estampe est noir, uniformément, préparé pour la dorure, comme celui du Jardin des oliviers ; que l'ange, dans le ciel, est porté sur des nébules en fraise, identiques à ceux de la main divine dans la même estampe et à ceux des anges du Parement de Narbonne, nous aurons assez prouvé que, dans la Fuite en Egypte, l'art flamand seul a fourni le thème, et que le graveur alpin ne peut être qu'un Bourguignon de Cluny ou de Saint-Bénigne, pourvoyeur de l'abbaye de Mondsee.
Source : Gallica

Portrait de Henri Bouchot Henri Bouchot Les deux cents incunables xylographiques du département des estampes… (1903)

Aucune d'entre celles dont nous parlons n'a de hachure d'ombre, de ces travaux d'épargne pénibles que les artisans du xve siècle, plus avisés et plus techniciens, adopteront couramment. Les figures y ont la sérénité béate des vitraux, les lignes des costumes semblent taillées à l'imitation des effigies tombales creusées dans le métal ou la pierre; les plis d'étoffe sont arrondis, formant parfois une sorte de paupière ouverte, ce que M. Schreiber nomme les yeux et que nous appellerons les boucles.
Source : Gallica

Portrait de Henri Bouchot Henri Bouchot Les deux cents incunables xylographiques du département des estampes… (1903)

Stephan Lochner, le maître Stephan, dont le renom là-bas est considérable, a déjà subi le nouveau jeu des maîtres flamands, ceux de l'École de Van Eyck, lorsque les brocards d'or et les étoffes de soie brisent les plis et durcissent les lignes. Il y a au Louvre un dessin assez médiocre, peut-être d'une main allemande, et ce dessin reproduit une Sainte Barbe du « maître aux boucles » aujourd'hui disparue. Il est daté de 1410; sa timidité et sa gaucherie témoignent d'un pastiche tenté à la plume par un homme incapable d'inventer lui-même2.
Source : Gallica

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