Clovis Hugues

Élements biographiques

Portrait de Clovis Hugues Clovis Hugues Lettre de Marianne aux républicains

Toutes les fois qu’un père de famille rentre au logis, n’ayant pour ses enfants ni le morceau de pain qu’ils réclament, ni le mot d’espoir qu’ils désirent, toutes les fois qu’une jeune fille arrête-par son manteau, la nuit, un passant qu’elle ne connaît pas, toutes les fois qu’un affamé se transforme en bandit, à qui la faute, si ce n’est à la monarchie qui bat monnaie avec la sueur du pauvre monde, écrase l’atelier sous le palais, le penseur sous le prêtre, le travail sous le capital, le bras qui travaille sous le bras qui tue ?
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Portrait de Clovis Hugues Clovis Hugues Lettre de Marianne aux républicains

Sont déserteurs ceux qui après avoir juré de sceller de leur sang la loi démocratique, ne savent plus même aujourd’hui protester contre l’abus de la force.
Sont déserteurs ceux qui hésitant entre Paris et Versailles, n’osent arborer ni le drapeau de la Commune, ni le haillon blanc de Cathelineau.
Sont déserteurs ceux qui croient que la République a dit son dernier mot, que nous sommes vaincus, que la monarchie triomphe et que M. Thiers est son ministre.

Déserteurs de la République à votre poste !
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Portrait de Clovis Hugues Clovis Hugues Le journal (1890)

Un journal de flâneur, de badaud avide de tout connaître, de rire ou de pleurer suivant le cas, la course romantique, si j'ose dire, de joyeux artistes, émus des moindres choses, qui ne laissent rien passer de la vie journalière, qui croquent en courant les plus simples histoires, depuis l'homme qui se casse des cailloux sur le ventre jusqu'aux pauvres honteux arrêtés à la porte d'un asile de nuit, depuis la belle fille étalée dans un huit-ressorts jusqu'à la balayeuse des rues.
Source : Gallica

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