Clovis Hugues,
Lettre de Marianne aux républicains
“ Toutes les fois qu’un père de famille rentre au logis, n’ayant pour ses enfants ni le morceau de pain qu’ils réclament, ni le mot d’espoir qu’ils désirent, toutes les fois qu’une jeune fille arrête-par son manteau, la nuit, un passant qu’elle ne connaît pas, toutes les fois qu’un affamé se transforme en bandit, à qui la faute, si ce n’est à la monarchie qui bat monnaie avec la sueur du pauvre monde, écrase l’atelier sous le palais, le penseur sous le prêtre, le travail sous le capital, le bras qui travaille sous le bras qui tue ? ”

