Résumé

Portrait de Clovis Hugues Clovis Hugues Lettre de Marianne aux républicains

Certes, je ne suis pas une mijaurée : mille fois j’ai secoué les grelots de la folie ; mille fois, mon front s’est reposé sur des épaules différentes ; mais, je le déclare hardiment sous l’apparence d’une légèreté coupable, j’ai conservé une âme sans souillure. La monarchie, au contraire, s’est traînée dans toutes les fanges et il n’y a pas de peuples dont elle n’ait bu le sang. La corruption est son aliment, l’infamie, l’air qu’elle respire.
Source : Wikisource

Portrait de Clovis Hugues Clovis Hugues Lettre de Marianne aux républicains

Toutes les fois qu’un père de famille rentre au logis, n’ayant pour ses enfants ni le morceau de pain qu’ils réclament, ni le mot d’espoir qu’ils désirent, toutes les fois qu’une jeune fille arrête-par son manteau, la nuit, un passant qu’elle ne connaît pas, toutes les fois qu’un affamé se transforme en bandit, à qui la faute, si ce n’est à la monarchie qui bat monnaie avec la sueur du pauvre monde, écrase l’atelier sous le palais, le penseur sous le prêtre, le travail sous le capital, le bras qui travaille sous le bras qui tue ?
Source : Wikisource

Portrait de Clovis Hugues Clovis Hugues Lettre de Marianne aux républicains

Sont déserteurs ceux qui après avoir juré de sceller de leur sang la loi démocratique, ne savent plus même aujourd’hui protester contre l’abus de la force.
Sont déserteurs ceux qui hésitant entre Paris et Versailles, n’osent arborer ni le drapeau de la Commune, ni le haillon blanc de Cathelineau.
Sont déserteurs ceux qui croient que la République a dit son dernier mot, que nous sommes vaincus, que la monarchie triomphe et que M. Thiers est son ministre.

Déserteurs de la République à votre poste !
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature