Résumé

Lettres républicaines : conseils à mon pays… (1871)

Oh! si nous voulons vivre, retournons aux mâles idées, aux nobles festins de l'esprit ; cessons d'être un assemblage de coteries étroites, sans idées et sans coeur, pour ne former qu'un grand peuple.
« Ne désespérons pas de l'avenir, mais à la condition que nous aurons du bon sens, du courage, que nous ne nous payerons plus de mots, que nous aurons non-seulement du bon sens, mais le courage du bon sens. »
Source : Gallica

Lettres républicaines : conseils à mon pays… (1871)

Je ne veux pas rechercher dans leurs tristes détails les causes de nos désastres; elles sont multiples, et ma main ne saurait sans trembler ou sans frémir tenir l'acier qui devrait sonder nos plaies morales; mais ce qui se dégage de tous les faits, des événements, du langage, des intrigues, de la conduite des partis, c'est que nous avons manqué de cet esprit politique, qui n'est que le bon sens appliqué au gouvernement des hommes. Nous nous sommes trop longtemps laissés décevoir par des chimères, enfants de nos passions ou de nos erreurs
Source : Gallica

Lettres républicaines : conseils à mon pays… (1871)

Un gouvernement qui a fait tout cela, ô mes concitoyens, est un gouvernement fort; il a droit à nos respects, à nos sympathies. Or, ce gouvernement, c'est la République, c'est la République qui nous oblige à plus d'initiative, à plus d'énergie, parce qu'elle nous contraint à trouver en nous-mêmes nos propres garanties, et non à les chercher dans l'intérêt d'un homme ou d'une dynastie.
Faisons mentir le mot de César, qui disait des Francs : « Nation incapable de supporter la monarchie, nation incapable d'exercer la République. »
Il nous faut, en même temps, un gouvernement et la liberté
Source : Gallica

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