Ernest Daudet,
La France et les Bonapartes. Lettre adressée à M. Conti…
(1871)
“ Peut-être une prospérité factice, celle qui s'exprime par le luxe des grandes villes, la rapidité des fortunes, le déchaînement de tous les cupides instincts, le règne des vices qu'engendre la soif de l'argent, mais non une prospérité saine, réelle, égale pour tous les citoyens, car celle-là ne peut naître que de l'alliance de l'ordre et de la liberté. Du moins, nous assurerait-il la gloire? Quand il n'a su que nous donner la honte, et couronner ainsi un règne de dix-huit ans, durant lequel il a été maître absolu de nos destinées, comment pourrions-nous attendre la gloire de lui? ”
