Résumé

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet La France et les Bonapartes. Lettre adressée à M. Conti… (1871)

Peut-être une prospérité factice, celle qui s'exprime par le luxe des grandes villes, la rapidité des fortunes, le déchaînement de tous les cupides instincts, le règne des vices qu'engendre la soif de l'argent, mais non une prospérité saine, réelle, égale pour tous les citoyens, car celle-là ne peut naître que de l'alliance de l'ordre et de la liberté.
Du moins, nous assurerait-il la gloire? Quand il n'a su que nous donner la honte, et couronner ainsi un règne de dix-huit ans, durant lequel il a été maître absolu de nos destinées, comment pourrions-nous attendre la gloire de lui?
Source : Gallica

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet La France et les Bonapartes. Lettre adressée à M. Conti… (1871)

L'histoire des maux qu'à deux reprises vous avez déchaînés sur ce pays, est plus lamentable qu'aucune histoire.
Au deux Décembre comme au dix-huit Brumaire, vous avez été criminels alors que vous pouviez être grands. Vous pouviez être Washington. Vous avez été César ! Vous l'avez été parce que vous aimiez le pouvoir, le luxe, l'argent, les splendeurs des palais et les flagorneries des courtisans. Vous avez conduit la France aux abîmes. Peu s'en est fallu que vous ne déshonoriez ses armes. Vous avez été les hommes du plaisir, les adulateurs des jouissances grossières.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet La France et les Bonapartes. Lettre adressée à M. Conti… (1871)

J'étais convaincu que le pire des gouvernements, à condition qu'il soit accessible aux réformes, vaut mieux encore que les révolutions qui toutes sont destinées à avoir le despotisme pour lendemain et éloignent incessamment la liberté.
Ces bienfaits, je les attendais de l'empire, et je fus à lui autant à cause de cette espérance que parce qu'il était le gouvernement consenti par la nation. La sécurité, on peut affirmer qu'il l'a donnée à la France, bien que dans les dernières années de son existence, elle ait été fréquemment troublée, par suite de fautes innombrables.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature