H. Bellamy

Résumé

H. Bellamy République ou Monarchie (1871)

Aussi, sous l'empire de cette conviction, verrionsnous avec douleur le pays s'aventurer dans les excès de la réaction et confier ses destinées à des hommes qui ne pourraient que l'égarer hors des voies où nous voudrions au contraire qu'il s'engageât de plus en plus ; et nous déplorons que toute la politique de ses meneurs subalternes se réduise à la haine de la République et à l'effroi sincère ou simulé des dangers qu'elle entraînerait.
C'est en ce sens que le parti conservateur nous paraît avoir accumulé, depuis bien des années, fautes sur fautes et n'avoir cessé de compromettre l'avenir.
Source : Gallica

H. Bellamy République ou Monarchie (1871)

La France se prosterne aux pieds de l'homme de décembre. Elle l'acclame comme un sauveur. Elle lui donne un blanc-seing dont il se hâte de faire usage. L'empire ne tarde pas a se constituer ; un gouvernement personnel s'installe, effréné, avec toutes les hypocrisies du prétendu respect des droits de la nation; il met au frontispice de sa constitution l'étiquette impudente des principes de 89, et le suffrage universel, habilement consulté, jette son manteau d'apparat sur cette oeuvre.....
Source : Gallica

H. Bellamy République ou Monarchie (1871)

Nous ne le nions pas ; l'éducation politique du pays n'est point, tant s'en faut, à la hauteur de l'institution républicaine et les aberrations de ce même suffrage universel, venu prématurément, ne laissent aucun doute à cet égard. Toutefois, l'essai sérieux de la République aiderait considérablement à cette éducation, et engagerait la France dans une voie féconds et salutaire, où, tôt ou tard, les autres nations viendraient successivement la rejoindre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature