Résumé

L'Europe et la France en présence de la situation actuelle (1872)

Si le suffrage universel n'est en France qu'un moyen de se soustraire à la loi du droit commun en matière gouvernementale et internationale, l'Europe ne saurait certainement admettre un pareil point de vue.
Quoi qu'il en soit, la France ne saurait s'attarder indéfiniment dans une pareille situation sans de graves inconvénients pour elle-même et les autres, nations, et quelque naturel que soit son désir de vaquer à ses affaires, ce serait une décevante illusion de sa part que de vouloir chercher la sécurité dans un état de choses si mal défini.
Source : Gallica

L'Europe et la France en présence de la situation actuelle (1872)

Il y a bien en France deux à trois cent mille fortunes mobilières et foncières dont le revenu dépasse vingt mille francs par an et pour lesquelles un impôt proportionnel de un à deux francs par jour ne serait pas une charge exorbitante. Il y a bien en France trois à quatre cent mille fortunes dont le revenu varie entre vingt et dix mille francs et pour lesquelles le paiement d'un impôt de un franc à cinquante centimes ne serait pas une charge très pesante, enfin les fortunes au-dessous paieraient jusqu'à des fractions de centimes par jour.
Source : Gallica

L'Europe et la France en présence de la situation actuelle (1872)

Ce qu'il importe donc à la France, c'est de se mettre au diapason avec les grandes puissances qui sont à la tête des races supérieures de l'humanité, qui tendent à s'agglomérer entre elles pour trouver leur équilibre définitif et leur clef d'harmonie universelle. Ce n'est qu'à ce prix que toutes les nations arriveront à un état de paix assuré et au désarmement général, ce qui est le voeu sincère que l'humanité désire de plus en plus voir se réaliser.
Source : Gallica

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