Emmanuel de Rorthays

Résumé

Emmanuel de Rorthays Lettre au général Trochu,... (1872)

Ni la chute de Louis-Philippe, ni celle de Charles X, n'ont été précédées de ces défaillances de l'épée dont le déshonneur rejaillit sur une armée tout entière. Il en a été ainsi de celle de Napoléon III, et je plains ceux qui ont le triste courage d'affirmer le contraire. C'est aller trop loin que de préférer la satisfaction de ses haines à l'honneur de son pays.
Si vous aviez déshonoré l'armée, général, vos compagnons d'armes n'eussent certainement pas attendu le jugement de douze bourgeois de Paris, pour faire justice du traître !
Source : Gallica

Emmanuel de Rorthays Lettre au général Trochu,... (1872)

Je serais inexcusable d'avoir voulu voua faire honneur, sous le couvert de ce beau, mot d'indépendance qui sonne sinoblementaux oreilles des gens de coeur, de sentiments secrètement hostiles au gouvernement que vous serviez. Ce que j'appelleindépendance, c'est une certaine tenue de l'âme, inséparable de ta fièreté du coeur et de la droiture de l'esprit, qui est aussi exclusive de la révolte que de la servilité. Cette tenue était la vôtre, mais elle n'avait rien d'inconciliable avec les devoirs que vous aviez envers l'empire, en votre qualité d'homme d'épée.
Source : Gallica

Emmanuel de Rorthays Lettre au général Trochu,... (1872)

Nous sommes si bien préparés à voir partout la trahison, qu'il n'est pas d'accusation, si absurde qu'elle soit, qui ne rencontre un grand nombre de crédules. Tous l'avez éprouvé, général, malgré un passé qui semblait de nature à opposer au soupçon d'invincibles obstacles. Combien d'autres qui l'ont éprouvé comme vous : combien qui l'éprouveront encore !
Cette facilité à croire aux défections, aux lâchetés, aux abandons, aux défaillances, est déplorable. Elle paralyse les bonnes volontés, use les coeurs et flétrit les âmes
Source : Gallica

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