Résumé

Charles Louandre Les Conteurs français au XVIIIe siècle

AU DIX-HUITIÈME SIÈCLE On a souvent comparé, au point de vue des productions de l’esprit, le siècle de Louis XIV et le siècle de Voltaire ; mais on a toujours oublié dans le parallèle les romans et les contes, et par cette branche de notre littérature la supériorité appartient sans conteste au dernier venu. Malgré les désastres de la fin du grand règne, malgré les catastrophes financières de la régence, les malheurs de la guerre de sept ans, la bulle Unigenitus et les folies mystiques des convulsions, la fantaisie déborde au XVIIIe siècle.
Source : Wikisource

Charles Louandre Les Conteurs français au XVIIIe siècle

Toute la charge retombe sur le pauvre mari, qui est en vérité bien à plaindre lorsque sa femme est impérieuse et qu’elle n’a qu’un serviteur. Je me suis étendu sur ce portrait des femmes vertueuses, parce que c’est le défaut le plus essentiel à corriger dans la société ; à l’égard des autres, je n’en dirai qu’un mot. Les femmes sensibles sont à charge, les prudes sont trompeuses, les coquettes sont inquiétantes, les tristes sont ennuyeuses, les enjouées vous raillent, les jolies vous laissent, et les laides vous restent.
Source : Wikisource

Charles Louandre Les Conteurs français au XVIIIe siècle

L’amour n’est plus le dieu terrible qui met le poignard aux mains de Clytemnestre et la torche aux mains de Didon, c’est un espiègle aimable et spirituel qui taquine les mousquetaires, les abbés et les nonnes : c’est le maître des cœurs. Seulement ses flèches ne les traversent plus, elles ne font que les effleurer, et leur pointe s’émousse contre les habits de soie, tout brillans de paillettes. La langue est toujours élégante et polie ; les détails scabreux sont habilement voilés par des périphrases discrètes, et Piron rappelle seul avec Grécourt les trivialités cyniques des trouvères.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature