Résumé

Coubard d'Aulnay Notice biographique sur Mme la Ctesse Céleste Vien… (1843)

Madame Vien n'arrivait jamais dans un cercle avec l'envie d'entrer en scène, préparée à jouer le premier rôle. Elle savait trop bien qu'on pardonne encore à une femme sa fortune, sa noblesse, mais qu'on ne lui pardonne pas la supériorité de l'intelligence.
Elle qui avait tant travaillé, se montrait douce pour les faibles; car elle avait compris que le talent coûte tant de peine à acquérir que beaucoup de femmes sont obligées de s'en passer.
Source : Gallica

Coubard d'Aulnay Notice biographique sur Mme la Ctesse Céleste Vien… (1843)

Sachant se mettre à la portée de tous, si elle dépensait largement cette petite monnaie de la conversation avec les personnes de talent qui formaient sa société habituelle , se trouvait-elle avec des gens inférieurs, elle abdiquait sa réputation de femme spirituelle pour s'efforcer de descendre à leur niveau. Quoiqu'elle possédât ce genre d'esprit délicat et ferme qui peut servir tout à la fois d'ornement et d'arme pour se défendre , comme elle n'avait jamais mis une goutte de fiel dans son encre, jamais non plus le sarcasme si prompt aux lèvres de la médiocrité ne lui est venu à la bouche.
Source : Gallica

Coubard d'Aulnay Notice biographique sur Mme la Ctesse Céleste Vien… (1843)

Chacun sait que les mots de nos langues modernes sont impuissants à redire avec une fidélité absolue les idées des anciens peuples ; et cependant, fidèle au précepte de Cervantès : Ne rien omettre et ne rien mettre, madame Vien, dans sa traduction d'Anacréon, sut faire passer dans notre idiome, sans les altérer, les graces légères du poète de Téos. Suivant avec lui les mouvements de la colombe ou de l'hirondelle, se mêlant sur ses pas aux danses des Nymphes et des Amours, elle nous présenta, dans son calque fidèle, l'aimable facilité du poète grec.
Source : Gallica

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