Benjamin Renaudet

Élements biographiques

Benjamin Renaudet Le poker : règles complètes des grands cercles… (1951)

Il ne faut jamais bluffer quand on est en déveine : les joueurs physionomistes en déduisent de suite que vous cherchez à vous rattraper sans avoir de jeu en main; car, en général, le beau ou le mauvais jeu vient par série et ce n'est que par exception que l'on voit un beau coup à travers des coups sans jeu; aussi les adversaires tiennent-ils souvent les relances dans ces conditions; c'est ce qu'on appelle jouer le cadavre, et il n'est pas possible à un joueur en guigne de réussir un bluff en face de joueurs sérieux.
Source : Gallica

Benjamin Renaudet Le poker : règles complètes des grands cercles… (1951)

L'ouverture et la relance limitées sont donc absolument contraires à l'idée même du jeu de Poker, puisqu'elles ne laissent aucune liberté à l'attaque et exagèrent la défense. Aussi à ce jeu, presque tout le monde joue à tous les coups, même sans une paire, puisqu'on y voit des joueurs prendre cinq cartes. Que leur importe les 50 francs pour prendre part au jeu, quand il y a 500 francs sur le tapis? Ils courent une chance; ce n'est plus le Poker, c'est une sorte de jeu de hasard, où l'étude du jeu n'est pas possible et pour lequel on ne peut donner de règles de conduite.
Source : Gallica

Benjamin Renaudet Le poker (1988)

On ne doit pas admettre, par tolérance, que le joueur qui a fait cette faute prenne part aux coups ; car, avec ces compromissions successives, on fait du jeu une camaraderie entre forts joueurs et une duperie pour les timides. En tout cas, il n'est pas admissible que le joueur ayant ouvert un pot sans avoir l'ouverture puisse bénéficier du coup, ni même retirer la mise, quelle que soit la masse du pot à ce moment.
Source : Gallica

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