Résumé

Leon Rzewuski Étude sur l'organisation de la société politique (1849)

La société commence à se convaincre que si l'opposition des classes entre elles était funeste , l'opposition des éléments du pouvoir entre eux ne l'est pas moins. Si l'une était compatible avec une apparence d'ordre, la sécurité tenant lieu de liberté, la seconde ne peut ni maintenir l'ordre ni garantir la liberté ; car l'ordre est la condition de la liberté : sans l'ordre, on n'a qu'une perpétuelle succession de tyrannies qui changent de main. Or qui dit ordre, dit paix, dit harmonie ; et la discorde dans le gouvernement ne peut donner la paix à la nation.
Source : Gallica

Leon Rzewuski Étude sur l'organisation de la société politique (1849)

Vous ne le pouvez pas; — laissez donc à la science ses études sur les combinaisons naturelles des éléments sociaux, protégés dans leurs développements par l'autorité publique, n'importe sous quelle forme. Il est un esprit vengeur dans l'histoire. — Cet esprit, c'est la logique. La classe moyenne a été l'instrument d'une révolution qu'elle n'avait pas commencée, et qui se trouvait ouverte par le fait même de la convocation du tiers. Cette révolution devait se faire dans l'intérêt de tous, mais le peuple n'y gagna rien, et la noblesse y perdit tout.
Source : Gallica

Leon Rzewuski Étude sur l'organisation de la société politique (1849)

La société voit bien aussi qu'il faut détruire le fatal antagonisme entre elle-même et son gouvernement, c'est-à-dire qu'il faut cesser d'abstraire le pouvoir et de l'envisager comme un corps placé en face de la nation, dominant son énergie sans prendre part à ses intérêts. L'omnipotence de l'Etat doit cesser de régir nos destinées. Les nations étant près de devenir des sociétés unies, il faut que les gouvernements deviennent des pouvoirs sociaux. Il faut que l'organisation de la nation devienne forte, homogène, résultat des combinaisons
Source : Gallica

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