Résumé

Auguste Morel Le code social : manuel du citoyen français (1871)

Les députés du peuple au Corps législatif ne possèdent et n'exercent d'autre droit législatif qui leur soit propre que celui de promulguer des règlements et décrets pour l'application de la loi. La loi a pour objet un principe organique et constitutionnel sur lequel le peuple est appelé à voter.
42. Le peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer ses lois; mais à aucune époque, il ne peut ni agir ni délibérer contre sa souveraineté ou contre la loi de l'humanité. Le lui proposer est un crime de trahison.
43. Tout Français est citoyen, toute Française est citoyenne.
Source : Gallica

Auguste Morel Le code social : manuel du citoyen français (1871)

Toute nation est libre de désagréger d'elle-même une partie qui y consent ou qui est en révolte contre les autres parties; mais une partie ne peut se détaeher sans le consentement des autres, à moins que celles-ci ne violent les droits de l'humanité.
9. Toute nation est libre de se reformer sur des bases nouvelles; elle l'est spécialement de s'agréger ou de fédérer avec soi une autre nation ou partie de nation qui y consent. Si elle s'agrège seulement une partie de nation, c'est sous la clause que cette partie soit quitte de ses devoirs et obligations envers l'ensemble d'où elle se détache.
Source : Gallica

Auguste Morel Le code social : manuel du citoyen français (1871)

L'homme né sur le territoire d'une nation et qui y a vécu continûment est supposé citoyen de cette nation. Mais à l'âge de vingt ans révolus, il doit être libre d'accepter ou de refuser ce titre de citoyen. En cas de refus, qu'il fournisse à l'État une compensation effective des services qu'il en a reçus ; après quoi, il peut être contraint de quitter le territoire. En cas d'acceptation constatée et vérifiée par l'Etat, la nation qui l'admet comme citoyen devient sa patrie.
Source : Gallica

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