Résumé

Charles Dupont-White Des candidatures officielles (2e édition… (1869)

Oui, le pays est inquiet, perplexe, frappé d'insécurité et d'atonie, parce qu'il ne sait où on le mène, parce qu'il est témoin des vacillations les plus frappantes, parce qu'il ressent les impulsions les plus contraires, parce qu'il ignore ce que pense et ce que veut le gouvernement sur des points tels que la paix ou la guerre, la prépondérance du parti clérical et l'alliance fédérale avec la Belgique liée à la dénonciation des traités de commerce. Songez-y donc : un gouvernement doutant de sa politique, un pays doutant de son gouvernement!
Source : Gallica

Charles Dupont-White Des candidatures officielles (2e édition… (1869)

L'opinion, qui ne sait rien aujourd'hui des pensées du gouvernement, n'en saurait pas davantage au sortir de ces interprétations dissonnantes et contradictoires. Quant au gouvernement, qui ne sait rien aujourd'hui de la pensée publique, il aurait encore plus de peine à la reconnaître, doublement troublée et par elle-même et par lui-même, ou plutôt par la voix discordante de ses candidats variés.
Concluons que la crise, ayant pour origine les incertitudes de l'esprit public et les irrésolutions du gouvernement, le traitement de cette crise est l'absolue liberté des élections prochaines.
Source : Gallica

Charles Dupont-White Des candidatures officielles (2e édition… (1869)

Un gouvernement a peut-être le droit de paraître aux élections, quand la société n'a pas de grand parti fait comme une caste, identifié aux intérêts permanents et supérieurs de la société; mais il doit renoncer à toute immixtion électorale, quand il hésite dans son patriotisme et sa conscience sur la politique à suivre, et quand son hésitation vient de ce qu'il ignore l'opinion du pays, sur des points qui intéressent ou la conscience religieuse, ou les instincts progressifs, ou le sentiment patriotique du pays.
Source : Gallica

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