Probace Millou

Élements biographiques

Probace Millou,  Plaidoyer de Me Millou,... contre le rédacteur du "Messager de Marseille" (1829)

“ Voilà donc le curé parfaitement rappelé à lui-même. Dès cet instant, il ne peut plus se faire illusion sur la nature du service qu'il réclame. Marguerite lui objecte que charmer c'est pécher ; à cette voix sa conscience se réveille , lui tient le même langage; et dans cette double décision, sa mémoire lui retrace la sienne propre qu'il n'aurait pas dû oublier. Quoi qu'il fasse, il agira donc en grande, connaissance de cause: un oubli, l'entraînement d'une affection désordonnée ne sont plus des excuses qu'il lui soit facultatif d'invoquer. A quoi se résoudra-t-il, Messieurs ? ”
Source : Gallica

Probace Millou,  Plaidoyer de Me Millou,... contre le rédacteur du "Messager de Marseille" (1829)

“ Sans doute, Messieurs, le sieur Fabrissy n'a jamais eu de grands rapports avec les Saints Pères : il serait beau de voir le génie s'ensevelir dans de vieux et poudreux bouquins ! Mais la seule raison ne lui a-t-elle pas appris que, sans une pureté angélique, le ministre des autels est l'opprobre du sanctuaire, le scandale des chrétiens, le fléau de la société? Dès-lors n'a-t-il pas su qu'imputer à un prêtre des moeurs corrompues, c'était lui imprimer une tache indélébile, lui enlever toute considération personnelle, l'assassiner moralement ? ”
Source : Gallica

Probace Millou,  Plaidoyer de Me Millou,... contre le rédacteur du "Messager de Marseille" (1829)

“ En un mot, doux maître et doux ami ne rendent-il pas les mêmes idées dans toutes les langues de l'univers? Poursuivons : que faire, s'écria le Curé, dans un élan de douleur? Un mouvement de compassion, à la bonne heure, mais un élan de douleur est une sensation trop vive pour celui qui ne doit ressentir qu'un sentiment d'humanité. Le sieur Fabrissy devrait être content : ses périphrases, ses circonlocutions ont porté leur coup; et l'homme borné qui a de pareilles marques ne reconnaîtrait pas l'existence d'un commerce criminel, ne gagnerait rien à ce qu'on lui nommât les choses par leur nom. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature