Résumé

Procès des fusils-Gisquet, plainte en diffamation de MM. Casimir-Périer et Soult… (1831)

Absoudre le calomniateur, c'est appeler le soupçon sur ceux qu'il a calomniés, c'est vous associeer à la calomnie. Ainsi, vous êtes placés entre le mensonge et la vérité ; il faut frapper le coupable ou l'innocent : votre probité n'hésitera pas dans le choix.
Maintenant, permettez-moi une réflexion que je recommande à votre patriotisme et à vos méditation. Dans ce procès, comme dans tous les procès du même genre, on parle beaucoup de la liberté en général et de la liberté de la presse en particulier.
Source : Gallica

Procès des fusils-Gisquet, plainte en diffamation de MM. Casimir-Périer et Soult… (1831)

M. MARRAST. C'est par respect pour la dignité du serment que nous refusons d'entendre M. Gisquet. .
Me MICHEL. M. l'avocat-général, qui prétend que nous avons si mauvaise grace à refuser l'audition de M. Gisquet, pourrait-il nous citer à son tour les bonnes grâces que la partie civile a eues pour nous? Au reste, messieurs, faites-le introduire ; nous voulons bien consentir à l'entendre : peu nous importe qu'il nous ait entendu lui-même ou qu'il nous ait fait écouter. (On rit.)
M. MARRAST. Appelez-le donc! appelez-le donc ! nous y consentons.
Source : Gallica

Procès des fusils-Gisquet, plainte en diffamation de MM. Casimir-Périer et Soult… (1831)

Ne pourrai-je pas dire au contraire qu'un journal étant un moyen de publicité plus répandu, cause par cela un mal plus rapide, fait de plus profondes blessures , et rend par conséquent nécessaire un remède plus puissant et plus efficace? Mais non , je ne veux pas, moi, que le journaliste soit traité plus sévèrement que les autres citoyens. C'est un principe à jamais conquis par la révolution de juillet , qu'il y a pour tous égalité devant la loi. Le journaliste, comme les autres citoyens sans exception , est responsable devant la justice de ses écrits, de ses paroles.
Source : Gallica

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