Gabriel Debacq

Gabriel Debacq,  De l'action du ministère public en matière civile… (1867)

“ Il faut donc, sous peine, en maintes circonstances, de rendre inutiles les dispositions tutélaires de la loi, accorder au ministère public le droit de se porter partie principale en appel, ou même devant la Cour de cassation, alors même qu'en première instance ou devant la Cour il n'aurait été que simple partie jointe. Fondée sur un intérêt public, l'action du ministère public peut, de même que les moyens d'ordre public sont proposables en tout état de cause, être exercée pour la première fois devant quelque juridiction que ce soit. ”
Source : Gallica

Gabriel Debacq,  De l'action du ministère public en matière civile… (1867)

“ Le ministère public a-t-il qualité pour provoquer d'office la nomination d'un conseil judiciaire? C'est là une question fort délicate.
La nomination d'un conseil judiciaire est une sorte de moyen terme, entre l'interdiction et l'exercice libre des droits et actions. Les tribunaux doivent y recourir, lorsque l'individu, assez faible de caractère pour devenir la dupe et le jouet des intrigants, a cependant assez de raison pour n'être point absolument dépouillé de l'administration de ses biens, et de la direction de sa personne.
”
Source : Gallica

Gabriel Debacq,  De l'action du ministère public en matière civile… (1867)

“ Il est en effet un principe général qui domine la matière, et qu'il ne faut point perdre de vue : c'est que le ministère public est le représentant de la société ; qu'il est chargé de soutenir les intérêts de celle-ci ; que la loi ne lui accorde, en certaines hypothèses, le droit d'agir d'office, que dans l'intérêt de l'ordre public, dont le maintien importe à la masse des citoyens, et qu'il ne saurait appartenir à l'un des magistrats du parquet de compromettre par sa négligence ou son impéritie, des droits qui ne lui appartiennent point personnellement. ”
Source : Gallica

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