Résumé

René Collet De l'absence relativement au conjoint présent… (1900)

Oui, nous croyons, comme Thibaudeau et comme M. Batbie, que le divorce ne peut être prononcé que pour les torts que l'un des époux a envers l'autre et que ce serait en fausser le sens absolument, que de l'admettre quand celui contre lequel on le prononce n'est que malheureux.
Cependant nous pensons que l'absence devrait être une cause de divorce. Il est, avons-nous vu, des cas où on ne peut arriver à la déclaration de décès parce qu'aucun événement n'est connu qui ait fait courir à l'absent un danger de mort.
Source : Gallica

René Collet De l'absence relativement au conjoint présent… (1900)

Mais, dans ce cas, il ne songera nullement à faire déclarer l'absence, car il faudrait pour cela qu'il lui restât un doute sur l'existence du disparu. Si faible qu'on le suppose, ce doute s'atténuera avec le temps, mais il est rare qu'il disparaisse tout à fait.
Lorsqu'il se sera écoulé un nombre d'années assez considérable depuis la disparition, il est bien rare qu'on reçoive une preuve nouvelle de la mort de l'absent, et, on le remarquera, après la déclaration d'absence, une preuve nouvelle
serait indispensable pour que l'on puisse dire que le conjoint présent est d'une entière bonne foi.
Source : Gallica

René Collet De l'absence relativement au conjoint présent… (1900)

Il résulte delà, que, tant que dure l'absence, ce nouveau mariage ne peut être attaqué par personne. Ceci est purement et simplement la solution de l'ancien droit, l'application de la maxime de l'avocat général Gilbert des Voisins, maxime que l'on retrouve à chaque instant dans la discussion du Code civil, que Bigot Préameneu a reproduite dans
son exposé des motifs, savoir : « L'incertitude de la mort de l'un des époux ne doit jamais suffire pour contracter un mariage nouveau, mais elle ne doit jamais suffire aussi pour attaquer un mariage contracté. »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature