Résumé

Gaston Behenne Du Postliminium en droit romain… (1873)

Si la perte du droit de cité emporte extinction du droit de puissance paternelle, à plus forte raison doit-il en être de même si c'est la liberté qu'on a perdue. Or, quand un père ou un fils de famille est fait prisonnier, il devient esclave, devons-nous dire alors que la puissance paternelle est dissoute? Il en serait ainsi en effet si nous appliquions les principes ordinaires du droit, et si nous ne rencontrions pas ici la double influence du Postliminium, et de la loi Cornelia. Par le Postliminium, le droit de puissance paternelle est en suspens
Source : Gallica

Gaston Behenne Du Postliminium en droit romain… (1873)

Au surplus, la femme reste soumise à la nécessité de l'autorisation maritale, à donner par le tribunal, au lieu et place du mari absent, pour ester en justice sur toutes les actions, tant mobilières qu'immobilières, relatives soit aux biens communs, soit à ceux du mari, soit même à son propre patrimoine. Sous ce rapport, la position de la femme diffère encore de celle d'un envoyé ordinaire : cela tient toujours à ce que l'absence n'a pas pour effet de dissoudre le mariage ni même d'en relâcher les effets : il subsiste toujours avec l'incapacité qu'il entraine pour la femme.
Source : Gallica

Gaston Behenne Du Postliminium en droit romain… (1873)

Le sentiment commun, écrivait Poullain-Duparc, est que, dans tout ce qui peut être
à l'avantage de l'absent ou de ses créanciers, la présomption de vie jusqu'à l'âge de cent ans ne peut recevoir d'atteinte que par la preuve de sa mort (Op.
cit., liv. I, chap. 17, n°6) . Mais cette présomption ne faisait pas obstacle, si le temps de l'absence se prolongeait de manière à inspirer des craintes sérieuses sur la vie de l'absent, à ce que ses héritiers présomptifs fussent envoyés en possession provisoire de ses biens. Seulement ce délai avait été réglé diversement par les coutumes.
Source : Gallica

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