Retrait successoral

Définition et enjeux

Gustave Dutruc Traité du partage de succession et des opérations et formalités qui s'y rattachent telles que les scellés… (1855)

Mais le cessionnaire pourrait-il résister à la demande en retrait successoral dans le cas où il aurait concouru au partage dont la nullité ou la rescision est demandée? Serait-il fondé à objecter que ce partage l'a déjà initié à tous les secrets de la famille, et que les héritiers sont par conséquent sans intérêt à l'exclure ? Non ; car les héritiers ont toujours à redouter chez lui l'esprit de cupidité et de chicane, qui peut leur nuire plus encore que son indiscrétion.
Source : Gallica

Portrait de Frantz Despagnet Frantz Despagnet Précis de droit international privé (1909)

La question de savoir quelle est la loi applicable au retrait successoral s'est posée tout récemment devant la Cour de cassation et a été résolue, par arrêt de rejet de la chambre civile en date du 8 mars 1909, en ce sens que le droit d'exercer le retrait successoral étant inhérent à la qualité d'héritier, la loi qui régit la succession des étrangers résidents est aussi celle qui règle l'exercice de ce droit de retrait quant à la partie mobilière de la succession.
Source : Gallica

Louis Josserand Cours de droit civil positif français… (1940)

Idée générale du retrait. — On sait qu'exercer un retrait, c'est prendre pour son compte le marché d'autrui, c'est exproprier autrui. Le Code civil n'admet cette expropriation pour cause d'utilité privée que dans trois éventualités auxquelles correspondent le retrait de droits litigieux (art. 1699, sup., t. II, n° 813) , le retrait successoral (art.
841, inf., n° 1059) et le retrait d'indivision de l'article 1408, § 2. Dans l'espèce, le rôle de retrayant est joué par la femme, celui de retrayé par la communauté (et non par le mari)
Source : Gallica

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