Droit de retrait

Définition et enjeux

Victor Bréchignac,  Résumé de la doctrine et de la jurisprudence en matière de mines… (1887)

“ C'est la question du retrait.
Le retrait consiste à prendre pour soi le marché d'un autre et à se rendre acheteur à sa place. Le droit de retrait a été en principe aboli par les lois des 13-18 juin 1790. Il a été retenu seulement dans trois circonstances par le Code civil : En matière successorale (art. 841) , en matière litigieuse (art. 1699) , et dans un cas d'indivision (art. 1408) . Il n'est pas retenu en matière de société, mais rien n'empêche qu'il fasse l'objet d'une convention.
”
Source : Gallica

Portrait de Lerminier Lerminier,  Revue des Deux Mondes

“ Cette loi régit le pays dans ses conséquences extrêmes ; tout vient de l’état, tout retourne à l’état après l’extinction de la famille et des descendans de celui qui a reçu l’investiture. D’un côté, le droit de retrait est sans limites ”
Source : Wikisource

Joseph Delom de Mézerac,  Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1886)

“ Nous ne devons pas oublier que le droit d'opérer un retrait, droit singulièrement énergique, en vertu duquel un tiers s'introduit de force dans un contrat, pour écarter l'une des deux parties et prendre sa place, est un privilège exceptionnel dont le législateur, le législateur moderne surtout, se montre peu prodigue. Lorsqu'il croit utile d'accorder cette puissante garantie, il détermine avec soin les conditions nécessaires pour en jouir, et il ne nous est pas permis de franchir les limites qu'il a lui-même posées ”
Source : Gallica

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