Transcription notariale

Définition et enjeux

Raymond Théodore Troplong Privilèges et hypothèques, commentaire de la loi du 23 mars 1855 sur la transcription en matière hypothécaire… (1856)

La transcription n'influe en rien sur la validité d'un titre ; elle le fait simplement connaître. Les inconvénients qui naissent de l'emploi des actes sous seing privé seront-ils augmentés parce que ces actes seront publiés? La transcription ajouterât-elle à la possibilité qui a toujours existé de faire des actes faux ou de détruire les vrais? Le but, qui est de ne pas laisser ignorer aux tiers un acte qui les intéresse, sauf à eux à en discuter la valeur, ne sera-t-il pas parfaitement atteint par la transcription d'un acte sous-seing privé?
Source : Gallica

Fernand Verdier Transcription hypothécaire : explication théorique et pratique de la loi du 23 mars 1855… (1865)

Elle est signée par le notaire , si l'acte est authentique ; par la partie qui requiert la transcription , s'il est sous seing-privé ; s'il s'agit d'un jugement, par l'avoué qui l'a obtenu.
Le conservateur en donne récépissé au déposant ; il classe les copies par ordre de date, et transcrit par extrait, sur un registre à
ce destiné, les noms, prénoms et domiciles des parties, la date de l'acte et du jugement, la nature et la situation de l'immeuble, la nature des droits transmis ou reconnus par l'acte ou le jugement, le jour et l'heure du dépôt.
Source : Gallica

Charles-Henri Vergé Manuel théorique et pratique, et formulaire général et complet du notariat… (1881)

Rapprochée des art. 52 et 54, la disposition ci-dessus suppose possible l'hypothèse où les droits de transcription n'auraient pas été acquittés lors de l'enregistrement. Le cas existait en effet dans la pensée du législateur. C'était, comme disent Championnière et Rigaud, t. 4, 4030, le cas des échanges et celui des mutations en ligne directe. Quant à celui des échanges, il n'existe plus depuis que l'art. 2 de la loi du 16 juin 1824 a fait rentrer le droit de transcription dans celui de 2 1/2 p. 100, auquel le contrat est tarifé. (V. le 1er article dans les lois sur l'enregistrement) .
Source : Gallica

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