Ph. de Montravel

Élements biographiques

Ph. de Montravel La réforme successorale et ses conséquences pratiques (1880)

Pauvres et désespérées, sans pain, sans abri, il faut partir et s'en aller, n'ayant plus d'autre droit que celui de mourir de douleur ou de vivre, plus douloureuse épreuve encore, de la charité publique, ou en implorant la pitié sordide de quelque membre orgueilleux d'une famille, dont ces infortunés ont encore, sans doute par ironie ou par oubli du législateur, le droit de garder et porter le nom !
Source : Gallica

Ph. de Montravel La réforme successorale et ses conséquences pratiques (1880)

Réclamez avec nous le vote de cette loi de fraternité et d'assistance entre parents jusqu'au douzième degré, et nous consentirons alors à retirer notre proposition de réforme successorale éliminant des successions les collatéraux non expressément désignés par acte de dernière volonté des possesseurs actuellement sans descendants directs.
Nous estimons, quant à nous, que l'État est cent fois plus digne d'hériter directement au cas dont s'agit, que les collatéraux d'un défunt parent, lequel n'aura pas même daigné prononcer leurs noms, tant il devait les aimer, les estimer ou les connaître !
Source : Gallica

Ph. de Montravel La réforme successorale et ses conséquences pratiques (1880)

Testament notarié, testament olographe, testament mystique, vente, cession ou donation, la loi laisse libre le possesseur de choisir l'acte qui lui semble meilleur, mais il faut obligatoirement exprimer sa volonté avant la mort.
« Nul n'est héritier, s'il ne veut, dit la loi actuelle » « Désormais, nul ne sera dans la ligne collatérale héritier, si le défunt ne le veut ».
Voilà ce que prescrira la loi nouvelle — A défaut d'acte exprimant la volonté du défunt, le mort ne saisira plus le vif qu'en ligne directe et au degré de frère et soeur, d'ascendants et de conjoint.
Source : Gallica

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