Alcide Darras

Élements biographiques

Alcide Darras,  Études théoriques et pratiques de droit international privé… (1887)

“ Aucune de ces deux parts ne peut être considérée comme la propriété de l'auteur : il ne crée ni les faits ni les idées ; il les emprunte à d'autres auteurs qui l'ont précédé ou il les trouve dans le milieu qui l'entoure, dans l'histoire ou dans la nature. Il les puise dans le bien commun de l'humanité. On peut encore moins parler du droit de propriété de l'auteur sur la langue et le style de son ouvrage. Plus un livre contient d'idées répandues dans le public, plus le langage employé est accessible à tous, plus aussi ce livre devient populaire et plus son succès est éclatant. ”
Source : Gallica

Alcide Darras,  Études théoriques et pratiques de droit international privé… (1887)

“ Mais, en nos matières, cette critique n'est plus fondée. Sans doute, en un sens, la littérature, l'art n'ont point de patrie ; mais, en un autre sens, tout auteur, tout artiste, quelque indépendant qu'il soit, subit toujours l'influence du temps et du lieu dans lesquels il vit ; une oeuvre conçue et exécutée en France sera différente de celle conçue et exécutée en un autre endroit du monde. Une oeuvre est française, c'est-à-dire qu'on y voit apparaître le génie de notre nation, non seulement si son auteur est Français, mais encore si le lieu de sa naissance est en France ”
Source : Gallica

Alcide Darras,  Traité théorique et pratique de la contrefaçon (1895)

“ Si nous passons à l'examen des cas où une condamnation est intervenue à raison de la mauvaise foi du prévenu, il y a lieu de mettre tout d'abord en relief cette idée qu'il n'est pas nécessaire, pour qu'il y ait mauvaise foi, que le reproducteur ait eu l'intention directe de nuire à l'auteur; une imprudence grave, une légèreté blâmable apportée à se renseigner sur le droit de reproduction sont assimilables à la mauvaise foi. ”
Source : Gallica

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