Edmond-Eugène Thaller

Résumé

Edmond-Eugène Thaller Traité élémentaire de droit commercial… (1898)

Il n'est pas indispensable d'insérer une clause, devenue d'ailleurs de style dans les actes de société : prévoyant la mort d'un associé avec des héritiers mineurs, le contrat interdit, sur les valeurs sociales, la mise des scellés ou l'inventaire par le tuteur.— Cette clause est de droit, elle se sous-entend. Entraver la libre marche de la société en arguant de l'incapacité des ayants droit de l'associé, de faits extrasociaux, par conséquent, ce serait violer cette indépendance que la personnalité morale établit entre le patrimoine de la société et ceux de ses membres.
Source : Gallica

Edmond-Eugène Thaller Traité élémentaire de droit commercial… (1898)

En réalité le droit civil n'a pas organisé la déconfiture 1, c'est par son défaut même d'organisation qu'elle frappe l'attention et justifie les critiques dont elle est l'objet. Elle prend le contre-pied de l'idée d'association qui forme l'âme de la faillite.
Chaque créancier conserve sa liberté d'action, il n'y a point de masse, point de syndicat. Chacun poursuit de son côté, saisit, fait ouvrir une contribution, un ordre. Il n'est pas tenu compte des absents; pour profiter des mesures d'exécution entreprises par un autre, il faut former opposition, se relier spontanément à la procédure.
Source : Gallica

Edmond-Eugène Thaller Traité élémentaire de droit commercial… (1898)

L'argent, c'est l'expression monétaire du capital résultant d'une épargne antérieure, c'est du travail accumulé.
Le crédit, c'est la confiance obtenue par une personne qui s'engage, le délai que le créancier ou bailleur de fonds lui accorde. Le créancier réclame ordinairement de celui à qui il fait crédit un titre à longue échéance (obligation, action) , ou à court terme (effet de commerce) , qu'il se réserve de négocier : c'est le titre fiduciaire.
L'argent va de celui qui le possède à celui qui doit le mettre en valeur.
Source : Gallica

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