Edmond-Eugène Thaller

Résumé

Edmond-Eugène Thaller Traité élémentaire de droit commercial… (1910)

Si la comparaison était forcée, d'où viendrait l'expression de dividende, qui traduit si bien le droit de chaque prétendant dans la faillite, et qui montre ce que le jugement déclaratif a fait de la créance primitive? Le droit de l'associé dans une société constitue précisément un « dividende », un émolument d'un chiffre incertain. Le droit du créancier aux poursuites est de même nature. Son pouvoir d'exécution cesse d'être liquide au moment où la faillite est prononcée et se convertit en un dividende dont le chiffre ne pourra être fixé qu'à la fin de la faillite.
Source : Gallica

Edmond-Eugène Thaller Traité élémentaire de droit commercial… (1910)

Un acompte, servi par un débiteur in bonis diminue le montant de la dette. L'acompte ne s'identifie point à une production de faillite. La faillite est un mode individuel de se dégager des liens de la solidarité, sans attaquer la substance même de la dette : celle-ci subsiste, non amoindrie, pour tous autres que le failli. On ne saurait étendre le raisonnement à un paiement partiel, qui obéit à des idées différentes : celui-ci mord sur l'obligation, il lui enlève sa consistance, sa surface, son aliment.
Source : Gallica

Edmond-Eugène Thaller Traité élémentaire de droit commercial… (1910)

Le risque est un danger qui nous menace dans notre personne ou dans nos biens. L'assurance a pour but de nous garantir contre ce danger, et, au cas où il se réaliserait, de nous placer au même état que s'il ne s'était pas produit.
L'assurance est donc essentiellement un contrat, d'indemnité (expression qui, pour l'assurance sur la vie, est d'une exactitude contestable) . Elle ne peut procurer un enrichissement à l'assuré, c'est-à-dire placer celui-ci dans une situation pécuniaire meilleure que si le risque avait été évité.
Source : Gallica

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